L'exposition du public aux champs électromagnétiques en France

A un endroit donné, le champ radioélectrique est la résultante des champs émis par les divers émetteurs (stations de base GSM, émetteurs FM, émetteurs TV, …). Grâce à de nombreuses mesures réalisées depuis 2001 selon un protocole bien défini, l’Agence Nationale des Fréquences (ANFr) a pu caractériser le champ ambiant. En effet, ce n’est pas nécessairement l’antenne la plus proche ou la plus visible qui émet le plus. Chaque mesure permet, à un endroit donné, de connaître les différents émetteurs et leur contribution. C’est l’analyse combinée de plus de 10 000 de points de mesure qui a permis de définir l’exposition du public au champ électromagnétique ambiant en intérieur (indoor) et en extérieur (outdoor).

Evolution de l’exposition du public aux champs électromagnétiques entre 2004 et 2007 en extérieur (source : Mesures de champs électromagnétiques en France : synthèse 2007, ANFR).

De manière générale, les niveaux d’exposition restent proches de 1 ou 2 % par rapport aux valeurs limites.

Evolution de l’exposition du public aux champs électromagnétiques entre 2004 et 2007 en intérieur (source :Mesures de champs électromagnétiques en France : synthèse 2007, ANFR).


En indoor, la plupart des contributeurs exposent à environ 1% de la limite.

L’ANFR répertorie tous les sites radioélectriques en France. Ils sont tous consultables sur le site www.cartoradio.fr ainsi que l’ensemble des résultats de mesures réalisées, selon le protocole de l’ANFR, par des bureaux de contrôle. Il est donc possible de connaître le niveau d’exposition en un endroit bien particulier.

Table-ronde « Radiofréquences, santé et environnement »

Une table-ronde sur les radiofréquences, organisée par le ministère de la santé, avec le concours du ministère du développement durable et du secrétariat d’Etat chargé de la prospective et du développement de l’économie numérique, s’est réunie au cours du mois de mai 2009. Suite à cette table-ronde, le gouvernement a retenu plusieurs orientations, et notamment parmi celles-ci :

  • la réalisation de modélisations et, le cas échéant, d’expérimentations des conséquences d’une diminution de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile, afin d’en évaluer l’impact sur la couverture réseau, la qualité du service rendue aux usagers, et le nombre d’antennes ;
  • la définition et l’expérimentation de nouvelles procédures de concertation et d’information locale pour accompagner les projets d’implantation d’antennes relais.

Un comité opérationnel chargé de ces deux volets a été installé par Mme Chantal Jouanno, alors secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, et par Mme Nathalie Kosciusko-Morizet alors en charge du développement de l’économie numérique, en juillet 2009.
Pour mener à bien ses missions, le Comop fait réaliser dans différentes villes candidates des estimations d’exposition sur les façades des immeubles (modélisations numériques), des mesures in situ avec des analyseurs de spectre ainsi que des mesures d’exposition à l’aide de dosimètres personnels.


Données issues du dossier de presse « François Brottes présente les premiers résultats » du lundi 14 janvier 2011.

Pour plus d’information : http://www.radiofrequences.gouv.fr/spip.php?article77

Quelle est l’exposition créée par les « petites antennes »( métro, parking)?

Une étude anglaise* a permis de connaître le niveau d’exposition moyen de plus de 600 sites possédant des petites antennes (positionnées entre 2,5 et 9 m du sol en intérieur ou extérieur) avec des puissances comprises entre 1 et 5 W. Le pourcentage de l’exposition totale fourni par les stations de base est compris en moyenne entre 0,002 et 2% des seuils limites d’exposition. Le pire cas obtenu est de 8,6%.

* Exposure of general public to radio waves near microcell and picocell base station for mobile telecommunications, TG Cooper, SM Mann, M Khalid, RP Blackwell (2004).